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Etienne Saglio, magicien dresseur d’objets

Etienne Saglio, jongleur formé au centre national des arts du cirque a décidé un beau jour de libérer les objets de ses jongleries.  Aujourd’hui, ce jeune magicien d’un genre  nouveau a créé un univers singulier peuplés d’images poétiques. Le Soir des Montres, le premier spectacle raconte l’histoire de ce roi autoproclamé qui jongle avec les rebuts du quotidien, ses monstres… Un  petit aperçu de cette performance singulière en vidéo. C’est par là…

Au festival Les Tombées de la nuit du 5 au 9 juillet, il invite le public à écouter le silence du monde sous les caves voûtées de l’école des Beaux-Arts de Rennes. Après son travail sur les liens entre magie et cirque dans « Le soir des monstres », le jongleur, manipulateur et magicien s’attaque aux arts plastiques. Dans cette installation en forme de cabinet de curiosités minimaliste et mystique, la manipulation d’objets efface la présence du magicien derrière la lenteur des éléments figés comme un tableau ou en boucle comme des mobiles.


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test vidéo

http://www.youtube.com/watch?v=tw2QSEW9uwA


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En Normandie, le lin a déjà fleuri

Le lin des champs normands sera arraché avec quinze jours d’avance, à partir de la semaine prochaine. Les livraisons ont déjà commencé. Exemple chez Vandecandelaère.

 

Dans les champs normands, à cause de la sécheresse, le lin sera arraché dès la semaine prochaine, avec 15 jours d’avance. Exemple d’un arrachage, ici dans la Marne.

 

« Cette année, la floraison a été trop rapide, fugace. Quand le lin est fleuri, la croissance de la tige cesse. Les pluies sont arrivées trois semaines trop tard. Les fibres seront courtes. Mais tous les lins seront récoltés », explique Christophe Mallet, le directeur de l’Association générale des producteurs de lin.

Cet arrachage plus précoce que les années précédentes peut également s’expliquer par des stocks qui ont fondu. Les Chinois, principaux clients au point de tisser et filer 90% de la production mondiale de lin, « ont raréfié leurs achats en 2009. Nos 250 producteurs ont volontairement restreint les surfaces pour éviter l’écroulement des prix, rappelle Patrick Berghman. Entre 2005 et aujourd’hui, on est passé de 3 800 à 2 400 ha de lin à traiter. Cela nous a obligés à arrêter une de nos trois chaînes. »

« On ne perd rien dans le lin »

Dans les usines de teillage, les livraisons ont déjà commencé. Comme par exemple chez Vandecandelaère (groupe haut-normand Depestèle à Bourguébus, au sud de Caen), où les semi-remorques tournent sans discontinuer. « Vous voyez, signale Patrick Berghman, le patron de l’usine, nous livrons à un importateur hollandais des tonnes de litière pour les chevaux »

Ces balles sont constituées des anas, ces particules de pailles de lin, que les machines de l’usine épluchent mécaniquement pour obtenir le coeur de la fibre de lin. Ce précieux fil deviendra peut-être vêtement à la mode, cordage ultra-résistant, canne à pêche, prototype de cadre de vélo, coque de bateau de plaisance, planche de surf, raquette de tennis… « On ne perd rien dans le lin, remarque Patrick Berghman. Prenez les graines, elles sont écoulées pour la fabrication des huiles de lin. La plupart sont introduites dans l’alimentation animale, pour enrichir les viandes des animaux en oméga 3. Ces viandes sont ensuite vendues sous la marque Bleu-Blanc-Coeur ».

Samedi 25 juin, portes ouvertes de l’usine de Bourguébus, de 9 h 30 à 18 h sans interruption. Visite de l’usine en fonctionnement. Restauration possible sur place.


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Le lin de Bourguébus… version robe ou raquette (Agnès)

Avec 5 jours d’avance, le lin normand va être arraché… Dans l’entreprise Depestèle, près de Caen,  on fabrique, avec sa tige,  des métrages de tissu, mais aussi  des sièges de voiture ou des cordages de raquettes… L’exportation de la plante est en chute.

Robe ou raquette

Dans l’usine  Depestèle à Bourguébus, les machines  épluchent mécaniquement les particules de paille pour obtenir le coeur de la fibre de lin. Ce précieux fil deviendra peut-être vêtement à la mode, cordage ultra-résistant, canne à pêche, coque de bateau de plaisance, ou raquette de tennis… Alors, attentif, Patrick Berghman, le dirigeant, vérifie, en bout de chaîne, la qualité des étoupes. « On ne perd rien dans le lin, remarque Patrick Berghman. Prenez les graines, elles sont écoulées pour la fabrication des huiles de lin. La plupart sont introduites dans l’alimentation animale, pour enrichir les viandes des animaux en oméga 3.

Une exportation en déclin

Vous voyez, signale Patrick Berghman, le patron de l’usine, nous livrons à un importateur hollandais des tonnes de litière pour les chevaux ». Plus loin, sous l’un des hangars, des montagnes de balles carrées enveloppées dans des films plastiques attendent d’être ainsi expédiées, mais les clients chinois qui filent et tissent 90 % de la production mondiale de lin ont raréfié leurs achats en 2009. « Alors nos 250 producteurs ont volontairement restreint les surfaces pour éviter l’écroulement des prix, rappelle Patrick Berghman. Entre 2005 et aujourd’hui, on est passé de 3 800 à2 400 hade lin à traiter. Cela nous a obligés à arrêter une de nos trois chaînes. »

 

A la recherche de nouvelles variétés

Penché sur des parcelles d’essais, un groupe d’agriculteurs cherche les variétés les mieux adaptées au changement climatique. « Cette année, la floraison a été trop rapide, fugace. Quand le lin est fleuri, la croissance de la tige cesse. Les pluies sont arrivées trois semaines trop tard. Les fibres seront courtes. Mais tous les lins seront récoltés », explique Christophe Mallet, le directeur de l’Association générale des producteurs de lin.


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Brevet européen pour le radar pédagogique d’EGA

 
 

L’entreprise de Saint-Sébastien-sur-Loire a mis au point un radar pédagogique des plus performants. (Lire notre dossier « radars » dans dimanche ouest france)

Manuel Silva à la tête de EGA

De la recherche poussée

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Feu vert du gouvernement. Un radar-panneau pédagogique annonçant la vitesse devra être installé devant tout vrai radar de contrôle. Une décision qui ouvre de nouveaux marchés pour les fabricants. Comme Manuel Silva, à la tête d’EGA, à Saint-Sébastien-sur-Loire (1), qui a anticipé depuis plusieurs mois cette décision. Il vient d’obtenir un brevet européen pour son dernier né : un panneau d’affichage dynamique, lumineux, écologique et très performant. « Nous avons consacré 150 000 € à la recherche et au développement de ce produit alors que notre chiffre d’affaires n’était que de 600 000 € en 2010. » Oséo, la banque publique, a appuyé ce projet avec un financement à la hauteur de 40 000 €.

Un panneau pédagogique et intelligent

http://www.dailymotion.com/video/xjkpab_je-suis-une-femme-diesel-j-ai-du-retard-a-l-allumage_news#hp-v-v2

 

Manuel Silva, ancien salarié de la société de panneaux Lacroix, à Nantes, a conçu un panneau « tout en un » dans sa petite entreprise de 9 personnes. Très compact, fonctionnant à l’énergie solaire, il rassemble toutes les fonctions de sa génération, c’est-à-dire qu’il va détecter la vitesse de la voiture. Le logiciel va l’indiquer mais aussi permettre de varier les informations en projetant la vitesse légale, de l’information par texte, voire des pictogrammes avec les points en moins. Le tout dans des couleurs variant selon la vitesse. Du vert au rouge pour signaler les dépassements importants.

Une entreprise en croissance

Installé dans des petits locaux, boulevard des Pas-Enchantés à Saint-Sébastien-sur-Loire, EGA assoit son activité sur des niches, et cela depuis neuf ans : mise en place et maintenance des stations météorologiques, comme celle du pont de Cheviré, ou beaucoup d’autres dans le grand Ouest. « Nous traitons également, depuis nos serveurs, la gestion de toutes les informations en temps réel, notamment pour l’action des patrouilleurs en cas de neige ou tempête. »

EGA produit aussi des panneaux d’affichage sur les rocades, notamment pour Nantes Métropole, d’information de surveillance des piscines ou des communications dans les stades ; sans oublier le service maintenance.

Avec le développement du marché des panneaux, la société cherche des locaux pour passer de 300 à 600 m². « Nous allons atteindre 1 million d’euros de chiffres d’affaires cette année », précise Manuel Silva qui, après des débuts en catimini, sent bien qu’EGA a des atouts pour devenir une petite grande !

(1) Il existe trois fabricants en France : EGA, à Saint-Sébastien-sur-Loire, Icare à Mulhouse et JCB en Picardie.

(Lire la suite…)


La Route du Rock s’offre le folk des Fleet Foxes

 
Rares sont leur date en France. Les Fleet Foxes, fameux quintet de Seattle seront sur la scène du Fort Saint Père, dimanche 14 août 2011 à Saint-Malo avec un nouvel album qui n’a rien à envier au premier : des mélodies cristalines et des harmonies vocales hallucinantes.
 
  
Tête d'affiche de la route du rock, le festival rock de Saint Malo

Le quintet partagera l'affiche du festival breton avec les Kills, Blonde Redhead, Mogwai et de nombreux groupes.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Après le coup d’essai, le coup de maitre.
Pas facile de relever défi après un premier album éponymes (Fleet Foxes, 2008) vendu à un million d’exemplaires en Grande Bretagne. Après avoir sué sang et eau, les Fleet Foxes reviennent sans démériter avec Helplessness Blues. Pour le perfectionniste Robin Pecknold, tête de prou du groupe, il fallait absolument faire mieux. C’est lui qui avait composé tous les titres du premier album. Helplessness Blues est plus un travail de groupe.
 
La vague folk
Les Fleet Foxes ont remis à la mode les harmonies polyvocales. Descendants directs des Beach Boys à l’esprit pastoral, le quintet américain cuisine des inspirations folk-rock aussi bien américaines que britanniques : les harmonies des Byrds ou de Crosby Stills and Nash combinées à la richesse des arrangements des Zombies.
 
Un son plus sombre
Le premier opus coulait tout seul, Helplessness Blues est plus complexe et parfois sombre. La palette des instruments s’est élargie (on entend même un saxo free jazz). Les mélodies sont  remarquablement élaborées, avec une petite touche psychédélique. L’élément clé reste la voix à la fois mâle et angélique de Pecknold, combinée à celle de ses camarades. Sur ce point aussi, le groupe a avancé, perfectionnant son art déjà consommé de l’équilibre des voix.

Cousins de Midlake

Les Fleet Foxes ne sont pas seuls à exploiter l’esprit de la musique du début des années 1970. Les Texans de Midlake font presque aussi bien. Presque. Dans cette relecture inventive du passé, dans ce renouvellement d’un son qui transporte et adoucit l’âme, Fleet Foxes semble désormais intouchable.

La Route du Rock du 12 au 14 août 2001. Billetterie aux points de vente habituels.


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En Normandie, les champs de lin ont de l’avance

Dans le Calvados, sécheresse oblige, le lin sera arraché  avec 15 jours d’avance. Il partira vers la Hollande, la Chine… Il deviendra litière, se déclinera en canne à pêche ou en robe. Il  servira aussi à nourrir les animaux.

Les liniculteurs normands ont subi deux sécheresses printanières qui font fondre les stocks. Du coup, les arrachages 2011 vont commencer dès lundi. Penché sur des parcelles d’essais, un groupe d’agriculteurs cherche les variétés les mieux adaptées au changement climatique. « Cette année, la floraison a été trop rapide, fugace. Quand le lin est fleuri, la croissance de la tige cesse. Les pluies sont arrivées trois semaines trop tard. Les fibres seront courtes. Mais tous les lins seront récoltés », explique Christophe Mallet, le directeur de l’Association générale des producteurs de lin.

 

Dans la Calvados l’arrachage du lin a démarré avec 15 jours d’avance.

La Chine file 90% du lin mondial

La production est essentiellement destinée aux clients chinois qui filent et tissent 90 % de la production mondiale de lin. « Ceux-ci ont raréfié leurs achats en 2009. Nos 250 producteurs ont volontairement restreint les surfaces pour éviter l’écroulement des prix, assure Patrick Berghman. Entre 2005 et aujourd’hui, on est passé de 3 800 à 2 400 ha de lin à traiter. Cela nous a obligés à arrêter une de nos trois chaînes. »

Le lin file aussi aux Pays-Bas. « Nous livrons à un importateur hollandais des tonnes de litière pour les chevaux », Patrick Berghman, patron de l’usine de teillage Vandecandelaère, au sud de Caen. Car dans le lin, rien n’est perdu.

Du lin à tout faire

Les balles sont constituées de anas, ces particules de pailles de lin, que les machines de l’usine épluchent mécaniquement pour obtenir le coeur de la fibre de lin. Ce précieux fil deviendra peut-être vêtement à la mode, cordage ultra-résistant, canne à pêche, prototype de cadre de vélo, coque de bateau de plaisance, planche de surf, raquette de tennis… « On ne perd rien dans le lin, remarque Patrick Berghman. Prenez les graines, elles sont écoulées pour la fabrication des huiles de lin. La plupart sont introduites dans l’alimentation animale, pour enrichir les viandes des animaux en oméga 3. Ces viandes sont ensuite vendues sous la marque Bleu-Blanc-Coeur ».


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Apéro géant facebook au Mans : la police lance des convocations

L”administrateur d’un groupe web a été convoqué au commissariat. Ville et préfecture rappellent les risques.
 
 
« Je risque gros. » Convoqué, hier après-midi, au commissariat central du Mans, Anthony s’inquiète. La police considère que le jeune homme est l’administrateur du groupe Apéro géant Le Mans, créé sur facebook pour organiser un apéritif géant, dans le centre-ville du Mans, samedi 15 mai.

Bière fraîche

Ce jeune papa est-il vraiment un des organisateurs ? A la rubrique « Description » de sa page web, baptisée « Opération apéro Facebook au Mans », il est écrit ceci : « Le but du jeu est simple : organiser un apéro ensemble dans les lieux de vie, bars, discothèques. »

L’objectif n’est pas « de se bourrer la gueule » ni « de foutre le bordel, mais d’apprécier ce moment magique qu’est l’apéritif. Tranches de saucisson, cacahuètes, bière fraîche et compagnons de picole sont vivement conseillés. » Avec cette précision, en majuscules : « L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération ! »

Fermer sa page pour garder son boulot

« J’ai déjà organisé des apéros dans des bars. A l’origine, c’était pour des lieux de fête, pas dans des lieux publics. » Le hic, c’est que des « amis » virtuels ont embrayé pour le rendez-vous du 15 mai, en plein air, probablement place de la République. « D’accord, mais moi, je n’ai jamais marqué ça », se défend Anthony, agent de sécurité dans l’administration, qui craint de perdre son boulot. Et va fermer sa page, « par précaution, pour être tranquille ».

La préfecture met la pression

Anthony affiche son identité sur le web, photo à l’appui, mais ne tient pas à voir son nom apparaître dans la presse. Ce mercredi, il doit revoir les policiers. D’après nos informations, cette convocation est la première. Suivront les administrateurs des autres groupes invitant à l’apéro. Notamment le plus gros, baptisé Apéro géant au Mans: 3 600 membres… désormais sans administrateur. Il y a quelques semaines, ce dernier avait accepté une interview avec Ouest-France. Avant de se rétracter.

« Les administrateurs seront tous convoqués, assure Guillaume Douheret, directeur de cabinet du préfet. On leur rappelle les règles et les responsabilités en tant qu’organisateurs de manifestation. » Organisateurs – ou initiateurs – tentés de fermer leur page et de dire stop. Même si l’invitation est déjà lancée.

Jérôme LOURDAIS.

 Le groupe « apéro géant à Rennes » avait recueilli 13 000 adhésions, 5 000 personnes s’étaient rendues sur place. Au final, une trentaine d’hospitalisations pour coma éthylique. A Caen, début avril, une soirée identique, interdite par la préfecture, s’est déroulée sans heurt. A Brest (photo), 7 000 personnes se sont déplacées.


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Normandie : les cultivateurs de lin accusent le réchauffement climatique (Anne-Elisabeth)

En Normandie, les agriculteurs s’apprêtent à cueillir le lin avec 15 jours d’avance. Cette précieuse fibre sert à fabriquer toutes sortes de choses, des vêtements à la mode aux cadres de vélo. Cette année, la  floraison a été trop rapide, la récolte risque d’en pâtir. Les agriculteurs qui tiennent le changement climatique comme responsable, cherchent des variétés mieux adaptées.  

Comme dans le cochon finistérien, tout est bon dans le lin normand. Du cadre de vélo au vêtement à la mode, la fibre à la fleur bleue sert à fabriquer toute sorte de choses. Près de Caen, l’usine de Patrick Berghman livre aussi bien à des importateurs hollandais pour la litière des chevaux, qu’à des clients chinois qui tissent tissent 90 % de la production mondiale.

Cette année, la récolte sera précoce, on arrachera avec 15 jours d’avance. « La floraison a été trop rapide, fugace. Quand le lin est fleuri, la croissance de la tige cesse. Les pluies sont arrivées trois semaines trop tard. Les fibres seront courtes. Mais tous les lins seront récoltés », explique Christophe Mallet, le directeur de l’Association générale des producteurs de lin. La récolte du lin en Seine -Maritime.

Penché sur des parcelles d’essais, un groupe d’agriculteurs cherche les variétés les mieux adaptées au changement climatique. En effet, les liniculteurs normands ont subi deux sécheresses printanières qui font fondre les stocks. Cette baisse de rendement  redoutée ; vient s’ajouter la baisse des achats des clients Chinois.

« Ceux-ci ont raréfié leurs achats en 2009. Nos 250 producteurs ont volontairement restreint les surfaces pour éviter l’écroulement des prix, rappelle Patrick Berghman. Entre 2005 et aujourd’hui, on est passé de 3 800 à 2 400 ha de lin à traiter. Cela nous a obligés à arrêter une de nos trois chaînes. »

 


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En Vendée, les quantités de carburant volé augmentent avec le coût du gazole

Les voleurs de carburant n’hésitent pas à siphonner les réservoirs des poids-lourds. Les transporteurs vendéens sont excédés. Seule solution, redoubler de vigilance.

L’essence, trop cher à la pompe ? Qu’importe, allons nous servir dans les réservoirs des autres. Le raisonnement fait tache d’huile chez certains. Et mois après mois, les vols de carburant prennent de l’ampleur. Pas en nombre de faits, plutôt stable d’une année sur l’autre : une soixantaine de cas recensés par la gendarmerie, entre janvier et mai 2008.

Mais en quantité de carburant dérobé, le phénomène est en plein essor. « Nous avons constaté beaucoup plus de vols de 300 ou 400 litres de carburant », explique le colonel Thibaut Labourel, du groupement de gendarmerie de Vendée.

Les vols ont lieu « sur l’ensemble du département. Boufféré, Les Essarts, Les Herbiers, Fontenay-le-Comte… », précise le colonel. Tous les transporteurs routiers sont concernés. Un réservoir de poids lourd peut en effet contenir jusqu’à 1 000 litres de carburant.

Les aires de repos ou les parkings sont des lieux privilégiés pour s’attaquer à des camions : « Les voleurs attendent les heures les plus profondes du sommeil. Ils viennent avec des pompes électriques, et repartent tranquillement, une fois tous leurs bidons remplis. Souvent, le chauffeur ne s’en rend compte que le lendemain, en voyant du gazole par terre », raconte, excédé, un chef d’entreprise de Saint-Christophe-du-Ligneron.

Les parades pour lutter contre ces vols demeurent inefficaces. Des bouchons anti-siphonnage existent, mais le revers de la médaille est tout aussi pénible : « Les malfaiteurs n’ont pas d’état d’âme. S’ils n’arrivent pas à dévisser le bouchon, ils percent le réservoir. On se retrouve avec des véhicules endommagés », peste un transporteur des Herbiers.

Seule solution : redoubler de vigilance. Nombre de sociétés ont doté leurs parkings de grillages, ou ont fait appel à des vigiles. Les patrons recommandent aussi à leurs employés de « ne pas dormir dans des aires isolées. De plus en plus d’aires de repos sont sécurisées, avec un code à l’entrée ».

Plusieurs transporteurs évoquent des « réseaux organisés », difficiles à arrêter parce que « les voleurs se préviennent par téléphone portable, si quelqu’un approche ». Selon la gendarmerie, « à 80 %, les auteurs des faits sont des Vendéens ». Des particuliers qui n’hésitent plus à « piquer chez le voisin. Une fois, un habitant du lotissement est venu se servir. À pied, avec un bidon à la main… », s’étonne encore un patron challandais. Ce dernier fustige « les risques encourus, minimes, ou les condamnations, trop dérisoires » pour dissuader les voleurs.

Ouest-France, Christian MEAS.


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